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Cinéma

Atomic Blonde : “She’s a killer queen”, un 007 féminin

Entre flashbacks et temps présent, l’agent Lorraine Broughton raconte sa mission à ses supérieurs du MI6. Sur fond de musiques des années 80 et dans une ambiance comics, Atomic Blonde n’est pas un classique « 007 » …

Novembre 1989. Le MI6 confie une mission à l’un de ses agents, Lorraine Broughton (Charlize Theron) : récupérer une liste révélant tous les agents secrets actifs à Berlin. Une fois arrivée, elle rencontre son point de contact, David Percival (James McAvoy), qui l’aide à se sortir d’une embuscade mise au point par le KGB. L’aide de Percival dans les différentes opérations qui visent à récupérer la liste n’effacera pas les soupçons de Lorraine à son égard. Son intuition est juste : après deux meurtres et une tentative de fuite, il s’empare de la liste avant elle. Mais Lorraine vengera ceux qui lui ont été pris avant de révéler sa véritable identité, inscrite sur la liste que le MI6 tente de récupérer…

Atomic Blonde est un film d’espionnage qui brise par certains aspects les éléments classiques de ce genre cinématographique. Le plus évident est, bien sûr, le personnage principal… Devrions-nous appeler Lorraine une agente secret ? Entraînée au combat, tactique, ingénieuse, débrouillarde et rusée, Lorraine est une adversaire redoutable qui est bien déterminée à remporter la partie. Delphine Lasalle (Sofia Boutella) sera sa James Bond Girl et couplera les deux caractéristiques de ce personnage emblématique : Delphine est à la fois espionne et française. Si elle sera arrachée à Lorraine, ce n’est cependant pas par trahison comme chez Raymond Chandler. Delphine n’est pas une femme fatale, elle est plutôt le symbole de la proie facile : elle-même impliquée dans la mission que mène Lorraine, elle finira par se faire assassiner. Une bonne tactique ? Tuer l’amante de l’agent qui gêne…

Sur le plan graphique, David Leitch renvoie au roman graphique duquel son film est issu, The Coldest City d’Antony Johnston. De nombreux points de vue dynamisent le récit et font écho par leur enchaînement aux cases des comics. Travellings latéraux et avant présentent les espaces et la caméra subjective plonge le spectateur dans le récit. Certains travellings verticaux invitent également à la contemplation des scènes. Les couleurs du film, combinées aux musiques de Nena, New Order, David Bowie, After the Fire, The Clash, Re-Flex – pour ne citer que certains d’entre eux – installent une atmosphère tout droit sortie des années 80. Une nostalgie émouvante prend possession des émotions, amplifiées par le Berlin de la vague néo-libérale aux murs tagués mais aussi par les costumes – pour certains typiques de la mode des années new-wave/cold wave. Des étoiles dans les yeux ?

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Oui, pour le jeu des acteurs il est certain qu’on peut l’affirmer. Charlize Theron est remarquable dans une scène de combat clé, désignée par Leitch comme étant sa préférée. L’enchaînement de la lutte est saisissante et on devine aisément les heures de travail que l’actrice y a consacrées. Et puis, n’oublions pas le plaisir des yeux…Qui vaut aussi pour James McAvoy dont on n’a certainement pas oublié l’interprétation grandiose dans The Split. L’acteur prend tout autant par les trippes car son personnage a cette fois le don d’énerver… Et quel est le bon acteur qui laisse de marbre ?

Atomic Blonde mêle donc originalité et suspense et provoque un certain spleen, bien vite effacé par la satisfaction d’avoir reconnecté avec une période révolue qui, pourtant, laisse des traces… Comme ce film.

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"Les temps sont durs pour les rêveurs (Le fabuleux destin d'Amélie Poulain, 2001). "
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